ZAC du Châtel Haut-Patis : dire non avant qu’il ne soit trop tard !
par Laurent Jutel ~ 1 juin 2009. Classé dans: Laurent Jutel, Redon.
On parle d’une ZAC, de bureaux sur 18 hectares, d’un boulevard urbain en entrée de ville, d’un immeuble qui pourrait compter jusqu’à six étages. A Paris ? A Rennes ? Non chez nous à Redon. Ce projet pharaonique n’est autre que la zone du « Châtel Haut-Patis ». Un bien joli nom pour un projet bien triste dont les travaux devraient débuter en 2010 si rien n’est fait pour arrêter cette folie. Le projet est mené de concert par le département et la ville de Redon et sera exécuté par la Société d’aménagement et de développement d’Ille-et-Vilaine (Sadiv). Sans se poser de question, pour singer Paris, ou parce qu’ils y trouvent leur intérêt, les élus actuels du Pays de Redon vous concoctent un avenir en tout point conforme aux vœux des technocrates parisiens. Il suffit de lire le rapport de la commission Attali publié il y a quelques mois pour comprendre d’où vient leur inspiration. Et ce n’est pas étonnant puisque, dans le pays de Redon, les élus de la majorité et de l’opposition sont affiliés de près ou de loin aux partis français.
Le projet a un coût annoncé de 8 millions d’euros. Il ne serait pas étonnant que l’addition soit bien plus salée du fait des dépassements habituels. Avec ses immeubles, ses parkings, sa coulée verte qui emprisonne la nature et jusqu’à son “éco-hameau” pour « bourgeois bohème » le projet se donne pour mission de transformer en profondeur notre ville. Mais quel sera l’aspect final de la transformation ? Bien malin celui qui pourrait le prédire car il y a de fortes chances pour que les bureaux ne trouvent pas preneur surtout en ces temps de crise. Il se pourrait bien que la Zac ne soit jamais rentabilisée. Le petit Neuilly des technocrates risque vite de se transformer en ville fantôme, voire en dépotoir urbain. Redon deviendra alors une copie miniature des banlieues sensibles qui entourent les métropoles sans saveur. Elle aura perdu son âme sans rien gagner de positif. Ensemble disons non avant qu’il ne soit trop tard !
Au Conseil Général d’Ille et Vilaine, comptez sur moi pour m’opposer de toutes mes forces à la mise en œuvre de ce projet.













